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    Un chantier Trilatte en Ardèche : le Mastrou

    L'entreprise familiale Reynaud Charpente et M. Levêque architecte au cabinet Archiconsult de Tournon ont pour mission de construire une gare ainsi qu'un musée consacrés au petit train ardéchois : le Mastrou.

 

 

  • Un chantier Trilatte en Ardèche : le Mastrou

     

    Pour ce chantier, ils ont choisi d’isoler la toiture avec un caisson chevronné Trilatte particules prépeint blanc ERP. La particularité de ce chantier : des pannes en bois et une charpente métallique qui donnent un aspect moderne à l'endroit tout en mettant en avant le côté traditionnel des lieux.

    La parole aux experts Monsieur Mathurin Levêque (Architecte) et Monsieur Philippe Reynaud (charpentier)

    UNILIN :  Racontez  moi  un  peu  l'histoire  de  la construction de cette gare.

    Philippe Reynaud : C'est un petit train touristique qui s'appelle le Mastrou  car il monte  à Lamastre. Avant il devait emprunter  2 km de voies ferrées à la SNCF (à un prix exorbitant : 400  000 € par an) et en plus il était  tributaire  de la disponibilité des voies. Il y a 3 ans, ils ont déposé le bilan, donc  les entreprises qui étaient liées au tourisme étaient très embêtées.   Elles ont  demandé  des  financements au  conseil  général,  à  différents  investisseurs   et à quelques communes environnantes (Tournon, Lamastre,  Saint  Jean  de  Muzols  etc.).  Il  a  donc fallu acheter  un terrain (ancien camping) pour que le petit  train puisse  redémarrer,  ce qui est  prévu normalement  au  mois  de  juin, quand  le chantier sera  terminé.  Le musée  présentera   l'histoire du Mastrou.  Le petit  train en Ardèche  existe  depuis très longtemps. Les ardéchois y sont très attachés. A l'aller on prend le petit train et au retour, on a la possibilité de faire du vélo-rail !

    UNILIN : Monsieur  Reynaud, vous  allez me  dire pourquoi vous avez choisi du Triagglo pour construire cette gare ?

    PR : Parce qu'il a fallu trouver un panneau   qui soit en ERP et qui ait une finition blanche car il n'y avait pas  de peinture  qui correspondait pour repeindre le placo. Il n'y avait personne  pour traiter les joints ni la peinture donc on a préféré passer  en Triagglo prépeint blanc ERP.

    UNILIN : Vous en êtes plutôt satisfait ?

    PR : Oui, plutôt satisfait. Dans l'ensemble c'est un bon produit,  facile à poser,  il n'y a pas  de  souci particulier. C'est vraiment facile à mettre en œuvre et  au  niveau  finition il est  vraiment  bien,  c'est propre.

    UNILIN : Vous posez souvent du caisson chevronné sur vos chantiers ?

    PR : Ah oui !  Moi j'aime bien  le caisson  car  le panneau sandwich, c'est beaucoup plus de travail à la pose, surtout  quand on a des dépassées de toit. On a directement le support  pour  venir fixer les habillages. En temps de pose ça n'a rien à voir c'est beaucoup plus rapide.

    UNILIN : Et vous en tant qu'architecte vous connaissiez les caissons chevronnés ou c'est Monsieur Reynaud qui vous a converti ?

    Mathurin Levêque : Je connaissais,  on ne les pose pas uniquement sur des chantiers comme ça, on les pose aussi en habitation…

    PR : Les premiers panneaux que j'ai posé avec Archiconsult, c'est vieux… et à l'époque nous avions posé du Rexokal, c'était à Tournon, dans les années 70.

    UNILIN : Donc vous êtes un fan du panneau isolant ?

    PR : Je ne sais pas si on peut dire un fan mais quand on regarde un panneau isolant et un complexe traditionnel  avec  du  placo,  de  la laine  de  verre etc… on sait que le panneau  isolant, 30 ans après, il n'aura  pas  bougé,  on  aura  toujours  la  même isolation. En revanche, on sait très bien qu'avec la laine de verre, et surtout  quand  on a un rampant (car ce n'est plus accessible  après, sauf si on lève les tuiles), ça nous arrive d'en changer et je peux vous dire que la laine de verre, passé  15 ans, elle s'affaisse et n'a plus la même isolation qu'au début. Alors bien sûr on compare  toujours au début  une laine de verre en pleine forme avec un panneau

    UNILIN : Sans prendre en compte le fait que le panneau, lui, soit imputrescible.

    PR : Voilà oui. Alors la laine de verre est peut-être un peu supérieure  au départ  mais dans  la durée, c'est le panneau le meilleur.

    UNILIN : Est-ce que vous diriez que le panneau est écologique ?

    PR : Ecologique et très économique.

    UNILIN : Je vous pose  cette  question  parce  que certaines  personnes  ont des a priori sur la mousse de polyuréthane. Est-ce que vous vous en avez ?

    PR : Non, j'avais fait une maison pour un monsieur qui  travaille  à  la  DDE…  Lorsque  j'avais fini, le chantier, je le croise et il me dit, tu vois Philippe, lorsqu'il neige mon toit est le dernier à rester blanc… il fond beaucoup  moins vite que les autres  toits… forcément parce qu'il y a moins de déperditions. Il me disait aussi qu'il faisait de sacrées  économies de chauffage l'hiver et que l'été sa maison restait bien fraîche.

    UNILIN : Il y a un vrai confort ?

    PR : Ah oui c'est sûr ! Du coup il a converti son fils qui en a aussi mis sur sa maison.

    UNILIN : Et vous la mousse de polyuréthane  ?

    ML : C'est un produit issu du pétrole  donc ça n'a pas  une  image  naturelle.  Pour les gens,  souvent le bio, c'est on isole les murs en mettant  du foin dedans… mais le bio c'est pas ça. Déjà pour moi ça ne s'applique pas au bâtiment… dans ce secteur je parlerai plus de développement durable… et c'est la maîtrise thermique  qui est écologique. La maîtrise économique est très importante aussi, peut-être investir un peu plus dans un panneau  fait que l'on aura  un  retour  sur  investissement sur  la durée. Au niveau de la maîtrise économique  du chantier, nous  avons moins d'entreprises  qui interagissent donc on a un gain de temps,  par exemple avec le panneau  que l'on a utilisé au Mastrou, on n' a pas de sous-face à peindre.

    UNILIN : Avez-vous des clients qui vous demandent spontanément d'isoler avec du panneau ?

    ML : Non, pas tellement,  par méconnaissance de ce produit. Quand on leur en parle et qu'on leur dit que c'est adapté  à leur chantier, si l'on argumente bien sur le prix, c'est rare qu'ils refusent.

    PR : Les architectes  en revanche  font parfois des maisons  qui se démarquent des maisons  clefs en mains. Ils font des formes plus compliquées  et du coup  en choisissant  la formule des  panneaux  de toiture ça revient plus cher.

    UNILIN : Avez-vous des suggestions  à nous faire pour améliorer nos produits ?

    PR : Pourquoi les dimensions ne sont pas toujours les mêmes, ce serait bien de standardiser les largeurs. 0,60  m c'est une bonne largeur.

    ML : Le coût est élevé et il faut bien montrer  que ce coût  est  récupérer  non seulement  par le gain de  temps   mais  aussi  par  l'économie  d'énergie. Les panneaux  sont  tout  à  fait dans  le sujet  sur des  chantiers   comme   celui-ci  assez   grands  … mais sur de petits  chantiers  compliqués,  ils sont sans doute  moins appropriés.  Le fait qu'il y ait un regroupement des corps d'état sur le chantier est très appréciable.

    PR : Je crois que si on rajoute le chevron, le placo, le traitement des joints, la laine de verre, la peinture du plafond, c'est bien moins cher avec le panneau… et en plus avec la rapidité de pose. Je pense que la balance s'équilibre.

    UNILIN : Pour conclure ?

    PR :  C'est  un  beau  produit,  fini. Les délais  de livraisons sont corrects et toujours respectés. C'est un produit de qualité.

    ML : L'implication de Florian est aussi remarquable car  il est  venu  plusieurs  fois nous  présenter  les solutions,  les  produits  et  ça  c'est  un  point  très positif. Du contact  humain comme celui-ci permet d'élargir son champs de vision et d'application.

    UNILIN : Merci Messieurs  pour m'avoir consacré un peu de votre temps !


 

 

  • Mr Leveque